Chronique d’une soirée parisienne haute couture – Director’s Cut

Les soirées parisiennes sont vraiment les meilleurs du monde. College nous l’a encore prouvé mardi 13 décembre en nous offrant un show d’anthologie au Chacha.

Ce qui est génial dans ce genre de soirée, ce n’est ni l’ambiance – après tout, une bonne bouteille de Genépi et la fête est lancée – ni la musique – un battement synthétique régulier faisant l’affaire – mais la qualité des tissus revêtus avec élégance par les convives. Les soirées classes, il n’y a que ça de vrai. Et quoi de plus classe qu’une soirée au Chacha, franchement ? C’est donc avec un entrain non dénué d’excitation que nous débarquons au club de la rue Berger. Première bonne nouvelle : la discothèque est visiblement victime de son succès, tant la queue qui s’agglutine devant l’entrée semble interminable. Soyons fou : patientons !

1h10 plus tard nous pénétrons enfin dans le saint des saints. A peine le temps de commander un drink (je vous conseille la vodka – purée de fraise : à 15 euros c’est un must have !) que le concert de College commence déjà.

Et il faut avouer que ça science du beat tout en douceur, avec ces basses langoureuses et ses aplats abstraits de synthétiseurs réchauffent nos corps un peu refroidis par l’attente. Un mec résolument moderne brave avec nonchalance la loi Evin. Des filles dansent, sans trop s’en rendre compte, devant le projecteur qui diffuse des photographies en noir et blanc et les pochettes des différentes parutions de College. Un grincheux nous demande si « c’est une blague ou [si] c’est vraiment le concert ? » Sa posture rabat-joie est à cent lieues de l’amusement tonitruant que l’on peut ressentir. Les nanas se trémoussent de manière sexy. Les types desserrent leurs cravates de soie et tapent dans leurs mains.

Revers de la médaille, toutes les chansons finissent par se ressembler. Et même si c’est vrai que j’aime bien le son de la ride de Fruity Loops, on commence un peu à tourner en rond au bout de 4 morceaux.

De toute façon, tout le monde est là pour « A Real Hero », popularisée grâce à Drive. Un mec endimanché tend même vers le DJ nantais son Smartphone sur lequel il a écrit « Real Hero », peut-être pour l’empêcher d’oublier de la jouer. Dommage que l’absence d’Electric Youth – le groupe qui fait un featuring sur ce titre – pousse l’ami College à nous proposer une version instrumentale. De toute façon, c’est pas très grave : les gens s’attendaient à entendre « Nightcall » de Kavinsky.

Hormis ça, College nous offre une prestation correcte. Son ordinateur est remarquablement bien branché. Et il enchaîne avec un doigté certain ses chansons pré-enregistrées. Enfin pas trop longtemps non plus. 30 minutes chrono plus tard, c’est ciao : apparemment c’était urgent de passer « You sexy thing » de Hot Chocolate.

Peu importe, car nous avons eu de nouveau la preuve que ce genre de soirée est le summum des soirées parisiennes. Quant à ceux qui disent qu’il y a deux H de trop dans Chacha, je trouve ça minable. Keep on rocking guys !

Arnaud Aubry

[ceci est une version non-définitive mais vachement plus marrante d’un article que j’ai publié sur Magic Revue Pop Moderne]


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