Mon travail pour la NRK

En janvier dernier, j’ai travaillé pendant une semaine comme fixer pour Philip Lote, journaliste pour NRK, la grande télévision publique norvégienne.

Nous avons réalisé deux reportages.

Le premier, d’une durée de 3 minutes est consacré à Charlie Hebdo. Deux ans après l’attentat terroriste, plusieurs journalistes et dessinateurs ont quitté le magazine, dont Luz, Zineb El Rahzoui, et Laurent Léger.

« Ce qui s’est passé c’est une guerre, assez violente, assez pathétique, entre la direction Riss et toute une partie de la rédaction qui [voulait] que ce journal [devienne] plus démocratique », décrypte Laurent Bonneton, journaliste au Monde et l’auteur, avec Marie Bordet de l’ouvrage « Charlie, le jour d’après » (ed. Fayard).

« C’est un faux sujet ! On ne peut plus prendre Charlie Hebdo de front, on ne peut plus critiquer sa ligne éditoriale, donc on trouve des biais, comme celui-là« , rétorque Richard Malka, avocat de Charlie Hebdo.

Le reportage est à retrouver ici aux alentours de 20’55.

Le second, d’une durée de 5 minutes, est consacré la Conférence pour la paix au Proche-Orient, organisée à Paris le 15 janvier, deux ans après les attentats de l’Hyper cacher. Et tenter de répondre à une question : quelle est la place des juifs en France ? En décembre 2016, Avigdor Lieberman, ministre de la Défense en Israël, avait exhorter les juifs de quitter la France pour émigrer en Israël.

« Ces propos étaient excessifs. On ne peut pas dire aux Francçais jufs qu’ils ne sont pas français. La France est notre patrie« , précise Francis Kalifat, président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), en marge d’un rassemblement organisé devant l’ambassade israélienne en soutien à l’Etat hébreu qui a refusé d’assister à la Conférence pour la paix au Proche-Orient.

« Etre juif en France, ca peut être dur par moment, quand on sort dans la rue… Mais je pense qu’il faut rester en France, même en portant la kippa ou le chapeau, et être fier d’être juif« , pour Mendel.

Surtout que les aliyahs ne sont pas toujours heureuses. Joëlle Roubine, qui est partie vivre en Israël pendant une dizaine d’années début 2000, a fini par rentrer en France. « Finalement je me retrouvais de la même manière en Israël qu’en France : à l’étroit. En France, j’étais à l’étroit en tant que juive, et en Israël, j’étais à l’étroit en tant qu’Israélienne. »

Pour Joëlle, les juifs de France sont assimilés à la politique israélienne et aux guerres que mène Tsahal. Elle rajoute que la critique de l’Etat Hébreu cache en fait un antisémitisme : « Systématiquement, en tant que juifs, on est interpellé par la politique israélienne. Au niveau de l’antisémitisme, je le vis et je le cerne. Avant je ne le cernais pas. »

« Les juifs souffrent ici, oui. Quand il y a des conflits là-bas, ils se sentent visés [ici]. Je souhaite la solution à deux Etats, deux Etats amis. Pourquoi pas ? On dit que c’est le plus vieux conflit du monde ! On ne veut pas que ce soit importé. Ce que l’on souhaite, c’est la paix« , témoigne Ocine Amdan, le patron de la plus vieille boucherie de la Goutte d’or.

Le reportage est à retrouver ici aux alentours de 31’17.

Les images ont été tournées par Bram Verbeke


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s